L’OPAM
est un EPIC (Etablissement public industriel et commercial) crée
en 1965, l’Office a existé avant la création
du PRMC.
Il dispose d’un conseil d’administration au sein duquel sont représentés
tous les départements ministériels impliqués dans le système
de sécurité alimentaire. Il est dirigé par un Conseil
d’administration et un Président directeur général.
De sa création à nos jours l'OPAM a connu plusieurs évolutions
parmi lesquelles on peut citer entre autres:
les
différentes modifications des missions de l'Opam, qui sont
passées de l’exercice d'un monopole d'Etat sur le commerce
des céréales à la régulation du marché et
des prix ;
la gestion du stock
national de sécurité.
L’OPAM,
une structure d’Etat a pour mission d’assurer
la sécurité alimentaire durable, en soutenant la production
par des achats locaux et en ravitaillant la population en céréales
sur toute l’étendue du territoire.
Malgré la
présence de l’OPAM, le Mali a connu des périodes
de sécheresse surtout en 1974 dues à des déficits
pluviométriques suscitant ainsi une insécurité alimentaire.
C’est
dans cette situation de marché céréalier désorganisé que
le gouvernement du Mali a fait appel à l’ensemble des
acteurs de la sécurité alimentaire pour trouver une
solution à cette situation. Un séminaire fut organisé qui
regroupait les acteurs de la sécurité alimentaire notamment
l'Etat plus les donateurs suivants : France, Allemagne, USA, Pays-bas,
Belgique, Canada et deux organismes spécialisés des
Nations Unies à savoir la FAO et le PAM.
Les
pays donateurs ont finalement réalisé qu’il fallait
une coordination entre eux pour être efficace. Ainsi naquit
le PRMC (Programme de Restructuration de Marché Céréalier)
regroupant essentiellement les pays donateurs précédemment
cités et les deux organismes spécialisés des
Nations Unies.
Les
principaux objectifs du PRMC étaient entre autres :
le
transfert progressif aux opérateurs privés de certaines
tâches assurées par l'OPAM ;
l'amélioration de
la gestion de l'OPAM confirmé dans son rôle d'agence
d'exécution de l'Etat pour la fonction de sécurisation
et de l'approvisionnement (gestion du stock national de sécurité et
des aides alimentaires);
la mise en place des instruments
pour une amélioration des performances du marché céréalier
par :
Le financement du stock
national de sécurité à l’OPAM (SNS) plafonné à 35
000 tonnes de céréales et la valeur monétaire
de 23 000 tonnes en banque mobilisable en cas de crise majeure ;
Les financements des activités
liées au système et services de sécurité alimentaire
: SAP, OMA et le COC/SA.
Un contrat-plan
lie l'OPAM et l'Etat Malien qui retrace les grandes orientations
de la politique céréalière au Mali.
Le
dernier contrat-plan a marqué plusieurs faits majeurs :
au
plan de la sécurité alimentaire de nombreuses populations
ont été confrontées à des difficultés
alimentaires d'approvisionnement ;
une
mauvaise pluviométrique ;
l’invasion des criquets
;
les marchés céréaliers
ont été marqués par des hausses importantes
de prix des céréales.
De
1981 à nos jours l'OPAM a connu beaucoup de mutations dans
le domaine de ses activités.
L’OPAM
dispose de 130 magasins pour une capacité totale de stockage
de 135 000 tonnes.
Sur cette capacité, 40 000 tonnes sont affectées au stock national
de sécurité.
Dans le domaine de traitement de stocks, l'OPAM dispose des équipements
et des produits phytosanitaires.
En plus
de ces missions, l’Etat peut confier à l’OPAM
des missions spécifiques dans le cadre de la sécurité alimentaire.
L’OPAM
exerce des missions de service public pour le système de sécurité alimentaire
et des missions commerciales pour son propre compte.
Les
relations entre l’OPAM et le dispositif de pilotage de sécurité alimentaire
sont régies par le Contrat plan Etat / OPAM n°7 (2003-2005).
Les missions
de service public sont :
la
gestion d’un stock national de sécurité dont
le niveau physique est plafonné à 35 000 tonnes de
céréales (mil, sorgho et maïs) ;
la
mobilisation de la Cellule de Veille et Logistique (CVL), outil de
gestion des crises alimentaires majeures ;
la
facilitation de la mise en oeuvre des recommandations du Système
d’Alerte Précoce (SAP);
la
gestion des aides de sécurité alimentaire ;
la
mise en oeuvre de toute action spécifique décidée
par le Gouvernement dans le cadre de la sécurité alimentaire
;
la
réalisation d’activités visant l’amélioration
du fonctionnement des marchés et le développement des échanges
céréaliers ;
ou
d’autres activités comme la gestion des aides alimentaires
programme.
Les missions
commerciales portent sur :
La
réalisation des activités concourant à la modernisation
et au développement des échanges céréaliers
;
La
gestion des aides alimentaires « programme » qui ne concernent
pas directement le fonctionnement du système de sécurité alimentaire
;
Des
prestations de service (location de magasin, tierce détention,
traitement de stock...).
L’OPAM
a lancé le Système d’Information sur les Marchés
qui est devenu par la suite l’Observatoire des Marchés
Agricoles (OMA).
L’OPAM
héberge actuellement dans ses locaux le Secrétariat Technique
du CTC/PSA.
L’OPAM
est également chargé de la mise en oeuvre du plan d’urgence,
à travers la CVL.